On se souvient du scandale provoqué par la nomination par Nicolas Sarkozy d'un de ses conseillers, F. Pérol, à la tête de la BPCE, dont il avait organisé la création grâce à la fusion du groupe Banque populaire et de la Caisse d'épargne.

Bel exemple de cynisme politico-financier ! Ou comment s'asseoir le plus tranquillement du monde sur les règles évitant aux fonctionnaires la tentation d'échanger des avantages présents (en faveur d'une entreprise) contre des avantages futurs (grâce à l'embauche du dit aux fonctionnaires par l'entreprise en question, par exemple)... Un haut fonctionnaire est obligé de saisir la Commission de déontologie qui vérifie le respect de l'interdiction de travailler pour une entreprise qu'il a oublié, avec  laquelle il a conclu un contrat ou qu'il a conseillée dans ses opérations, durant les trois années précédant son départ de la fonction publique (loi du 2 février 2007).

Or, M. Pérol s'est autorisé à enfreindre la loi et à ne pas saisir la Commission de déontologie. La justice le rattrape aujourd'hui avec l'ouverture d'une enquête judiciaire (chapeautée par un juge d'instruction) pour prise illégale d'intérêts, délit passible de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende.
L'occasion de rappeler à M. Pérol et à d'autres conseillers que le droit ne peut pas être foulé aux pieds, même dans la république des copains.