LA ROCHELLE, 27 août 2011 (AFP) -

Pierre Moscovici, coordinateur de la campagne de François Hollande, a estimé samedi à La Rochelle que le PS devait se garder des "clans" et des "claques", appelant de ses voeux "une primaire qui nous grandit".
"Nous sommes persuadés, autour de François Hollande, qu'il ne faut pas confondre les primaires avec un mauvais congrès", a dit le député du Doubs à l'AFP. "Ce n'est pas avec des attaques, éventuellement vulgaires, pas avec des clans, pas avec des claques, des petites phrases, des publicités comparatives désagréables qu'on va convaincre les Français", a-t-il assuré, dans une allusion voilée à la formule du strauss-kahnien aubryste Jean-Christophe Cambadélis, pour qui "le temps n'est pas aux +chochottes+".
 "Si on fait ça, la seule chose dont on les convaincra, c'est que le Parti socialiste n'est pas prêt, ni digne de l'alternance", a prévenu l'ancien ministre. "Nous, on veut se tourner vers les Français". "Grossir cet incident est quand même ridicule. Ce que les Français attendent d'un candidat, ce n'est pas qu'il soit assis, à telle place, à telle heure, mais qu'il soit au rendez-vous des idées et des projets", a dit M. Moscovici, en revenant sur l'absence commentée de M. Hollande vendredi à l'ouverture de l'université d'été.
"Qu'il y ait des tensions pour la primaire, il n'y a rien de plus de naturel, c'est un enjeu fondamental pour tous les socialistes et à l'égard des Français", a affirmé le député strauss-kahnien. "Nous sommes des militants des primaires. Nous ne voulons pas d'une petite primaire, repliée, racornie", "qui nous abîme", mais d'"une primaire qui nous grandit", a-t-il insisté.
"S'il y a une lettre à tous les Français à écrire, j'aimerais que ce soit une Lettre du Parti socialiste pour expliquer aux Français +les primaires, ça vous concerne, vous pouvez allez voter, c'est le 9 et 16 octobre+", a jugé M. Moscovici, en référence à la Lettre aux Français écrite par Martine Aubry tirée à un million d'exemplaires.