François Hollande a fait de la jeunesse une priorité de son programme.

Sarkozy et son gouvernement ont abandonné les jeunes : la France est au 24e rang sur 27 pour l'emploi des jeunes (un quart des 18 - 25 ans est au chômage). par conséquence, 20 % de ces jeunes sont en dessous du seuil de pauvreté. Même lorsqu'ils sont diplômés, il leur faut attendre plus d'un an à trouver un emploi, qui n'est bien évidemment pas un CDI.

Le gouvernement Fillon, à la suite de celui de Villepin, a produit une école qui n’est ni juste ni performante, qui réduit médiocrement les inégalités et fournit insuffisamment de jeunes adaptés aux emplois de demain.

Notre pays doit faire confiance à sa jeunesse, la reconnaître comme la génération essentielle pour assurer  la capacité de renouvellement de notre société, de notre innovation, de notre capacité de création.

Pour répondre à la précarisation et à l'appauvrissement de la jeune génération, pour préparer l'avenir de la France en lui apportant une génération diplômée et active, François Hollande propose trois projets d'ampleur : le nouveau pacte éducatif, le contrat d’autonomie et le contrat de génération.

Le nouveau pacte éducatif pour la petite enfance et l’école, c'est un investissement d’avenir et non une charge.

Il s'agit de préparer une grande loi de programme pour l’école qui aura pour première mesure de stopper les suppressions de postes du corps enseignant et de réinvestir dans leur formation.

Nos enfants doivent absolument acquérir les bases. Cela signifie plus de moyens, plus d’instituteurs, avec un renforcement de l’encadrement dans les écoles, notamment celles qui sont surchargées, dans nos quartiers populaires et nos zones dites sensibles.

La droite nie le rôle intégrateur et promoteur d'égalité de chance scolaire pour les enfants des familles les plus défavorisées de la scolarisation à deux ans. Aveuglée par son idéologie, elle a supprimé cette chance pour de nombreux enfants. François Hollande veut rétablir ce choix pour les familles en ouvrant 500 000 places pour accueillir les jeunes enfants, en particulier à partir de deux ans.

Le contrat d’autonomie : former la nouvelle génération et lui donner des conditions de vie dignes afin de mieux l'intégrer dans la société française.

La massification a permis une réelle démocratisation : il y a aujourd’hui 60 % d’une classe d’âge qui a le bac ; 50 % d’une génération qui accède à l’enseignement supérieur. Mais, cette proportion tombe à moins de 40 % chez les enfants d’ouvriers et la mécanique de la reproduction sociale continue de « tourner » Il faut continuer l'effort qui a permis aux enfants des classes modestes d’ouvrir au moins la porte à défaut d’en franchir toujours le seuil.
Cette ambition peut réunir aussi bien les jeunes des catégories populaires, des quartiers les plus difficiles comme
ceux issus des classes moyennes, qui éprouvent à tort ou à raison un déclassement.

Plus aucun jeune ne doit sortir du système scolaire sans une vraie qualification. Et pour bien les orienter, je veux mettre en place un référent dans les écoles, qui suivra l’élève tout au long de ses choix.

Le contrat d’autonomie leur assure aussi des conditions de vie dignes, à travers des systèmes d’allocations d’étude ou de prêt pour financer leurs études.

Enfin, pour réformer l'enseignment, une nécessité impérative pour lutter contre l'échec dans l'enseignement supérieur, François Hollande propose des débats avec les enseignants sur le nombre de jours de classes dans l’année, le renforcement de l’encadrement des exercices par petits groupes ou encore la généralisation des nouvelles technologies.

Le contrat de génération : des emplois stables, correctement payés pour lutter contre la pauvreté et la précarité de la jeune génération

Le contrat de génération se propose  de favoriser l'entrée de davantage de jeunes dans l’emploi le plus tôt possible et le maintien des seniors dans l’activité pour faire valoir leurs droits pour la retraite dans de bonnes
conditions.
C’est une démarche globale qui implique l’ensemble de la société et de l’économie, pour inverser la tendance du chômage de masse chez les jeunes. Dans ce contrat, l’employeur s’engage à garder un senior, le temps qu’il parte à la retraite à taux plein. Dans le même temps, il embauche un jeune de moins de 25 ans pour acquérir l’expérience du senior. En contrepartie, l’employeur est dispensé pendant 3 ans de cotisation sociale sur les deux emplois.

Pour les jeunes sans qualification, il faut rétablir les contrats d’avenir sur le modèle des emplois jeunes, qui ont fait leur preuve entre 1997-2002. Rappelons qu'en 2000-2001, jamais le chômage n'a été aussi bas, le budget presqu'à léquilibre ainsi que les comptes de la sécurité sociale. Revenu au pouvoir, la droite avec Fillon comme ministre des affaires sociales et numéro trois du gouvernement, s'est empressée de casser la politique sociale et économique du gouvernement de gauche. En 2011, nous pouvons constater le résultat dramatique sur la génération qui a grandi depuis 10 ans.

Nous devons aussi travailler sur la formation professionnelle et continue pour les jeunes travailleurs, diplômés ou non. C'est le moyen d'offrir à tout travailleur la possibilité d'évoluer dans sa vie professionnelle. Il faut donc renforcer le dispositif de formation professionnelle par des formations qualifiantes, si possible en alternance. Pour les jeunes diplômés, François Hollande propose de leur offrir des formations plus professionnalisantes, sur des secteurs et des métiers d’avenir.

Le message de François Hollande à l'occasion de la rentrée scolaire