Le déficit de la France a atteint un nouveau record, à 150 milliards d'euros prévus pour fin 2011. Depuis 2007, N. Sarkozy a réussi l’exploit d'augmenter la dette de 1,2 mille milliards à près de 1,6 mille milliards d'euros en 2010.

Il a dilapidé les ressources de la France avec son « paquet fiscal » qu'il s'est empressé de faire voter dès 2007 : cadeau aux riches (près de 40 milliards d’euros par an : bouclier fiscal accru, forte baisse des droits de succession, niches diverses et variées...), cadeaux aux entreprises (exonérations sociales et fiscales des heures supplémentaires, crédit impôt recherche, niche Copé).

Ces dépenses fiscales sont faramineuses : elles élèvent à 61 milliards, selon l'Inspection des finances qui juge que 66 % d'entre elles sont peu efficaces ou inefficace ; la Cour des Comptes les évalue à 73 milliards ; mais la Cour souligne que si on réintégrait dans la liste des dépenses fiscales les dispositifs retirés depuis 2004, la dépense fiscale flirterait plutôt avec les 150 milliards d'euros.

 

Le gouvernement Fillon - Sarkozy a donc été depuis 2007 particulièrement dépensier de manière totalement inefficace pour la croissance, pour l'avenir de la France et pour la cohésion sociale.

Devant la catastrophe budgétaire qu'ils ont eux-mêmes créée, N. Sarkozy et F. Fillon ont présenté en catastrophe un soi-disant « plan d'économies ». Leur communication a annoncé triomphalement 12 milliards d'efforts budgétaires... Sauf que bien évidemment, 11 milliards portent sur 2012. Après quatre ans, ils n'ont toujours pas honte de promettre tout et n'importe quoi, y compris une pseudo « règle d'or » qui existe déjà dans le traité de Maastricht.

 

Rétablir une politique fiscale juste et efficace est une priorité pour François Hollande.

Bien évidemment, c'est avant tout redonner des marges de manœuvre budgétaire à l'État pour donner la priorité à la jeunesse, avec un pacte éducatif, un enseignement supérieur de qualité et un contrat de travail intergénérationnel.

Des recettes fiscales aussi pour financer la construction de logements et rénover le système de santé,  deux champs d'intervention d'un État social que la droite a abandonné pour de basses raisons idéologiques qui ont ruiné les classes moyennes et populaires.

De nouvelles ressources enfin pour lancer une politique environnementale et énergétique ambitieuse qui permette à la France de se placer dans les premiers dans cette industrie d'avenir et dans la protection du développement durable.

 

Mais c'est aussi rétablir la justice fiscale grâce à la progressivité de l'impôt et de la contribution selon le revenu et les patrimoines. En particulier, l'impôt sur le revenu et la CSG seront fusionnés et la taxe habitation, particulièrement injuste, sera remplacée par un impôt progressif.

Mais surtout, les revenus du patrimoine seront imposés selon les mêmes taux que les revenus du travail grâce à une remise en cause drastique des niches fiscales et coûteuses. Une politique fiscale de gauche ne peut admettre que l'employé, le salarié ou même les cadres et les travailleurs indépendants soient plus ponctionnés que les rentiers et héritiers.

 

Depuis plus de trois ans, François Hollande fonde son projet de cette réformeavec fh fce en avant fiscale juste, efficace et ambitieuse. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles j'ai l'intention de voter pour lui.