Une mesure de justice

Le 16e engagement du candidat François Hollande concernait l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire, versée aux familles populaires et moyennes, sous condition de ressources. Cette hausse sera financée par la réduction du plafond du quotient familial pour les 5 % des familles les plus riches. Aucune revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire n’avait été octroyée depuis 2008 par le précédent gouvernement !

Il s’agit donc de conserver toutes les ressources affectées à la politique familiale tout en la  rééquilibrant en faveur des familles les plus modestes. Une mesure de pouvoir d’achat des plus bienvenues puisqu’elle concerne une population qui en a le plus particulièrement besoin... Selon D. Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, « C'est une mesure redistributive de justice, de pouvoir d'achat et de solidarité et éducative".

Le 30 mai, le gouvernement mis en place par F. Hollande a déjà pris les mesures nécessaires pour tenir cet engagement !

"Trois millions de familles sont concernées par cette revalorisation, dont beaucoup de familles monoparentales", a précisé D. Bertinotti le 30 mai dernier.

Priorité à l’enfance, priorité à l’école

L’allocation de rentrée scolaire est versée pour tous les enfants scolarisés ou en apprentissage de 6 à 18 ans. Elle constitue pour les parents un précieux coup de pouce pour faire face aux dépenses liées à la scolarité : fournitures, matériels, éventuellement vêtements.

Elle démontre à la fois l’attachement de la gauche à une politique familiale mais aussi à l’éducation des enfants. L’augmentation de 25 % est une preuve de la priorité donnée par le gouvernement Hollande à l’enfance et à l’éducation.

Versée le 20 août prochain, l’allocation de rentrée permettra aux familles concernées de faire face aux nombreuses dépenses de la rentrée avec un véritable soulagement….

La droite toujours dans la stigmatisation

Pour la droite, les familles des classes populaires et moyennes sont des « assistés ». Assistés… comme dans « assistance publique », le terme utilisé dans le temps pour désigner le système qui gérait les enfants abandonnés…. les "pauvres" sont-ils aux yeux de la droite des enfants qu'il faut sans cesse contrôlés ?

Ce terme est profondément péjoratif et démontre le mépris intrinsèque qu’éprouvent certains élus de droite envers les catégories les plus modestes de la population, oubliant comme d’habitude que la pauvreté concerne avant tous les familles (et donc des enfants) et des travailleurs… 4, 6 millions d’enfants sont concernés par l’allocation de rentrée scolaire, sur 12 millions d’enfants scolarisés : la droite veut ostraciser plus d’un tiers des enfants !

Anecdotes soi-disant entendues dans un café rabâchées chaque année, proposition de contrôle social (bons d’achats) dont le coût de fonctionnement n’est pas évalué… tout est bon pour les élus de droite pour faire encore et toujours croire que ce sont les plus modestes qui fraudent, oubliant comme d’habitude les montants de la fraude fiscale et de la fraude aux cotisations sociales….