Camille Brinet

02 octobre 2012

Rumeurs sur le statut d’auto-entrepreneurs : comment reprendre un poncif anti-gauche…

« La gauche est contre les auto-entrepreneurs »…. « La gauche est contre les entrepreneurs »… bein, voyons, c’est bien la peine que le candidat, puis le Président Hollande ainsi que son gouvernement répètent et re-répètent qu’il faut défendre  les entreprises, les PME, en particulier en rétablissant la progressivité de l’impôt sur les sociétés.

Proposition n°3 « Je mettrai en place trois taux d’imposition différents sur les sociétés : 35% pour les grandes,30% pour les petites et moyennes, 15% pour les très petites. »

Pour préparer l’avenir de la France, F. Hollande et son gouvernement veulent soutenir les PME innovantes et les activités non délocalisables, grâce à la création d'une banque publique d'investissement (Caisse dépôts, FSI, Oseo, fonds régionaux). «Cet outil national et régional devra accompagner le développement des entreprises innovantes et stratégiques», avait expliqué François Hollande.

La mise en place d'un «pacte productif» de soutien à l'industrie et à la relocalisation repose sur un dialogue avec les représentants des entreprises, les vrais, pas ceux qui s’agitent sur internet pour ne pas participer à l’effort qui nous est demandé à tous (même aux buveurs de bière !). Un dialogue que certains, à gauche, lui reprochent....

La désinformation touche donc aussi les auto-entrepreneurs, énorme masse d’individus, souvent isolés, qui décidemment, ont bien du mal avec la réglementation….. La droite leur avait vendu ce statut sur le thème "vous êtes idiots n’êtes pas très doués pour tout ce qui est administratif, créer votre auto-entreprise, y a rien à comprendre". Malheureusement, il semble que le petit effort de comprendre permettraient à certains d'économiser du temps et de l'énergie à croire, craindre et colporter les gros mensonges que la droite leur fournit....
 

L’ « information » a donc couru de blogs en blogs, de tweets en tweets le week-end dernier : le projet de loi de finances 2013 prévoirait la suppression du statut des auto-entrepreneurs. Elle est diffusée par un groupe qui s’appelle les pigeons. Le nom est migon, le slogan donne tout de suite moins envie.

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Quelle est la vérité ? dans l’ensemble des meures prises dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (et non, la loi de finances donc : ok c’est administrativo-bureaucratique mais ce serait quand même pas mal que des (auto-)entrepreneurs sachent que l’impôt et les cotisations sociales, ce n‘est pas la même chose, ne serait-ce que pour comprendre à qui ils doivent s’adresser pour les uns et pour les autres), dans le PLFSS2013 donc....., il est prévu que les cotisations des auto-entrepreneurs seront alignées avec celles des autres entreprises individuelles. Mais le régime des auto-entrepreneurs va garder sa spécificité : pas de cotisation sans revenus.

Sylvia Pinel, ministre du commerce et de l'artisanat, a précisé que les cotisations seraient augmentées de 2 à 3,3 %.

Alignement sur les taux des cotisations sociales des autres entreprises individuelles ? juste une mesure de justice fiscale, promesse du candidat Hollande. Comment comprendre en effet qu’un auto-entrepreneur paye un taux de cotisation moins élevé qu’un artisan ou un commerçant ?

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08 juin 2012

François Hollande : un nouvel engagement tenu !

« Engagement n° 18 : Je ferai en sorte que tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé la totalité de leurs annuités retrouvent le droit de partir à la retraite à taux plein à cet âge-là : ce principe sera mis en œuvre immédiatement. »

Le début du quinquennat de F. Hollande commence sérieusement à ressembler à l’application du principe de « politique par la preuve »… Soixante engagements concrets présentés pendant la campagne présidentielle et des décisions rapidement prises pour respecter sa parole !

Après l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire la semaine dernière, le gouvernement de F. Hollande continue effectivement à travailler activement en faveur de la justice sociale.

Mercredi 6 juin, le conseil des ministres a reçu une communication de Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, sur l’élargissement du dispositif « carrières longues » en faveur des personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans.

Un dispositif injuste et trop limité

Le dispositif « carrières longues » créé par loi sur les retraites de 2003 a été adapté par la loi de 2010, qui fait passer l’âge minimal du départ en retraite de 60 à 62 ans : il ne concerne que les personnes ayant commencé à travailler avant 18 ans. Seules ces personnes peuvent prendre leur retraite à 60 ans.

En outre, ces personnes doivent avoir cotisé 43 ans alors que seules 41 années de cotisation sont exigées pour les personnes qui parent à 62 ans.

Le dispositif élaboré par la droite était donc profondément injuste et même discriminant à l’encontre des personnes qui ont commencé à travailler le plus tôt. Or ces personnes sont pour la plupart des ouvriers ou des employés, qui reçoivent les rémunérations les plus basses.

A croire que la droite veut donner raison au slogan syndical « les ouvriers payent la retraite des cadres »

Une réforme de justice sociale

Le projet de décret élargit le dispositif « carrières longues » aux personnes ayant commencé à travaillé à 18 ans et 19 ans. Cet assouplissement va permettre à 100 000 ou 110 000 personnes supplémentaires de partir à la retraite avant 62 ans.

Le décret va aussi mettre fin à la mesure discriminante du système mis en place par la droite en supprimant l’obligation de cotiser deux ans de plus pour prendre sa retraite à 60 ans.

Une mesure favorable aux personnes qui ont connu le chômage est aussi prévue (validation de deux trimestres de chômage)

Une attention particulière pour les femmes

Actuellement, 70 % des bénéficiaires du dispositif « carrières longues » sont des hommes. En effet, les femmes sont pénalises par leurs grossesses, leurs congés maternités et même le simple fait d’avoir des enfants dans leurs carrières et par conséquent quand elles prennent leurs retraites. La pension moyenne des femmes représente 58 % de celle des hommes.

Le décret accordera deux trimestres pour congés maternité aux femmes, qui viendront s’ajouter à la possibilité de valider quatre trimestres pour congés maternité, maladie, etc. cette mesure est donc encore plus particulièrement aux mères de plusieurs enfants, celles qui ont le plus de mal à conserver leurs emplois.

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01 juin 2012

Allocation de rentrée scolaire : engagement déjà tenu !

Une mesure de justice

Le 16e engagement du candidat François Hollande concernait l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire, versée aux familles populaires et moyennes, sous condition de ressources. Cette hausse sera financée par la réduction du plafond du quotient familial pour les 5 % des familles les plus riches. Aucune revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire n’avait été octroyée depuis 2008 par le précédent gouvernement !

Il s’agit donc de conserver toutes les ressources affectées à la politique familiale tout en la  rééquilibrant en faveur des familles les plus modestes. Une mesure de pouvoir d’achat des plus bienvenues puisqu’elle concerne une population qui en a le plus particulièrement besoin... Selon D. Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, « C'est une mesure redistributive de justice, de pouvoir d'achat et de solidarité et éducative".

Le 30 mai, le gouvernement mis en place par F. Hollande a déjà pris les mesures nécessaires pour tenir cet engagement !

"Trois millions de familles sont concernées par cette revalorisation, dont beaucoup de familles monoparentales", a précisé D. Bertinotti le 30 mai dernier.

Priorité à l’enfance, priorité à l’école

L’allocation de rentrée scolaire est versée pour tous les enfants scolarisés ou en apprentissage de 6 à 18 ans. Elle constitue pour les parents un précieux coup de pouce pour faire face aux dépenses liées à la scolarité : fournitures, matériels, éventuellement vêtements.

Elle démontre à la fois l’attachement de la gauche à une politique familiale mais aussi à l’éducation des enfants. L’augmentation de 25 % est une preuve de la priorité donnée par le gouvernement Hollande à l’enfance et à l’éducation.

Versée le 20 août prochain, l’allocation de rentrée permettra aux familles concernées de faire face aux nombreuses dépenses de la rentrée avec un véritable soulagement….

La droite toujours dans la stigmatisation

Pour la droite, les familles des classes populaires et moyennes sont des « assistés ». Assistés… comme dans « assistance publique », le terme utilisé dans le temps pour désigner le système qui gérait les enfants abandonnés…. les "pauvres" sont-ils aux yeux de la droite des enfants qu'il faut sans cesse contrôlés ?

Ce terme est profondément péjoratif et démontre le mépris intrinsèque qu’éprouvent certains élus de droite envers les catégories les plus modestes de la population, oubliant comme d’habitude que la pauvreté concerne avant tous les familles (et donc des enfants) et des travailleurs… 4, 6 millions d’enfants sont concernés par l’allocation de rentrée scolaire, sur 12 millions d’enfants scolarisés : la droite veut ostraciser plus d’un tiers des enfants !

Anecdotes soi-disant entendues dans un café rabâchées chaque année, proposition de contrôle social (bons d’achats) dont le coût de fonctionnement n’est pas évalué… tout est bon pour les élus de droite pour faire encore et toujours croire que ce sont les plus modestes qui fraudent, oubliant comme d’habitude les montants de la fraude fiscale et de la fraude aux cotisations sociales….

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03 avril 2012

Des engagements concrets pour la santé

Dans une interview à la Nouvelle République le 3 avril, François Hollande revient sur son programme sur la santé, insistant notamment sur la dépendance, la lutte contre les déserts médicaux et contre le cancer.

 

Vieillissement, dépendance : quelles solutions ?

« Il faut redonner de la crédibilité à la parole publique : comment y croire encore quand le candidat UMP nous annonce une réforme qu'il n'a cessé, comme président, de repousser depuis 5 ans ? Je veux relever le défi du vieillissement de notre société, qui ne se limite pas au moment de la perte d'autonomie et je ferai voter une loi d'adaptation de la société au vieillissement de la population.  Je prends devant vous trois engagements concrets. La demande principale des Français est de pouvoir rester chez eux le plus longtemps possible, ce qui suppose l'adaptation de 80.000 logements par an. C'est pourquoi aussi, je doublerai le plafond de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile, pour les personnes les moins autonomes. Ensuite, je sais qu'il y a de fortes attentes de la part des aidants familiaux, qui permettent le maintien à domicile de personnes dépendantes ou atteintes de troubles de l'orientation comme la maladie d'Alzheimer. Je développerai pour eux des actions de formation et des structures leur permettant d'avoir des temps de répit. »

C'est quoi, une médecine de gauche ?

« La médecine n'est ni de droite ni de gauche . Il n'est pas acceptable que de plus en plus de Français renoncent à se soigner, parce que c'est trop cher pour eux ! Et il n'est pas supportable que les déserts médicaux s'agrandissent sans cesse : vous le savez bien puisque la région Centre est la plus mal placée de France sur ce point. J'ai dit que dès mon arrivée aux responsabilités, je lancerai une négociation sur le plafonnement strict des dépassements d'honoraires, qui devra aboutir dans les mois qui viennent. Je veux aussi engager la mise en place du tiers-payant chez les médecins généralistes. Nous commencerons avec les volontaires – pour éviter l'avance de frais des patients. Cela permettra aussi de soulager les urgences. Chaque Français se trouvera à moins de 30 minutes d'un centre de soins d'urgence. Il y aura dans chaque territoire un pôle de soins et de santé de proximité, ce qui suppose de prendre toutes les mesures incitatives pour que les médecins libéraux s'installent dans les territoires ruraux : stages en libéral dès le cursus universitaire, guichet unique de facilitation administrative des installations, rémunération en partie forfaitaire qui permettra de prendre en compte notamment l'exercice dans un secteur sous-médicalisé. Et si, dans certains territoires, l'initiative libérale fait défaut, je ne suis pas enfermé, comme la droite, dans une idéologie anti-service public. Le service public pourra prendre la relève, grâce à des centres de professionnels salariés. Et puis, une politique de santé de gauche, c'est une politique qui remettra la prévention au cœur de ses priorités, et ce dès l'école : une partie des 60.000 postes que je créerai dans l'Éducation nationale concernera la médecine scolaire et le soutien aux élèves en situation de handicap. »  

Contre le cancer

« Il y aura bien un troisième plan cancer. Cette bataille doit être menée sur plusieurs fronts à la fois : la prévention pour éviter le cancer, le soutien à l'innovation et à la recherche, l'organisation des parcours et des prises en charge à toutes les étapes de la maladie feront naturellement partie du prochain plan cancer. Je souhaite marquer quelques priorités par rapport aux plans précédents. D'abord, la lutte contre le tabagisme. Elle a reculé au cours des cinq dernières années, elle doit s'imposer au premier rang de nos actions. L'augmentation du prix du tabac a profité aux industriels, qui font des bénéfices croissants. Ces bénéfices devront pour partie aller au plan cancer. Ensuite, je veux que l'on aille plus loin dans l'individualisation des traitements. Enfin, je veux faciliter les conditions de vie des malades. Je ne peux pas admettre qu'on perde son emploi ou qu'on soit contraint de demander une aide financière pour payer une facture EDF ou ses besoins alimentaires parce que l'on a eu un cancer. Les personnes atteintes d'un cancer restent des citoyens à part entière. »

 

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27 mars 2012

La politique de l’emploi contre la précarité, pour l’égalité professionnelle et le bien être au travail

La France est confrontée à un chômage endémique, conséquence de la politique inefficace, injuste et illisible des gouvernements de droite et surtout du candidat sortant. Les derniers chiffres du chômage, +0,2 % en février 2012, une hausse continue depuis 10 mois pour atteindre 2,867 millions de chômeurs ! , montrent à quel point l’emploi est l’échec le plus flagrant e Nicolas Sarkozy

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De 2002 à 2012, les moyens de la politique de l’emploi sont passés de 16,8 milliards d’euros à 10, 2milliards d’euros, un recul sans précédent !

Par une politique de croissance, d’investissements orientés vers les PME et les technologies nouvelles, François Hollande veut créer les conditions du retour à l’emploi pour la France.

La création d’une Banque publique d’investissement.

Cette Banque publiqe d’invesisstement permettra à l’Etat et aux régions, pivots de l’animation économique sur le territoire de participer aux filières d’avenir et à la conversion écologique et énergétique de l’industrie.

Le financement des PME et des entreprises inovantes  sera la priorité, en particulier grâce au doublement du le plafond du livret développement durable.

Les financements, les aides publiques et les allégements fiscaux seront orientés vers les entreprises qui investiront sur notre territoire, qui y localiseront leurs activités et qui seront offensives à l’exportation. L’imposition des entreprises sera progressif pour qu’enfin, les PME paient moins d’impôt que les très grandes entreprises internationales si compétentes en matière « d’optimisation fiscale ».

François Hollande propose un contrat de génération

Comme toujours, le chômage touche les populations les plus fragiles, les plus jeunes et les plus âgés.

François Hollande veut lutter contre cette précarité en créant le contrat de génération dont bénéficieront les entreprises qui embaucheront des jeunes en CDI tout en conservant leurs salariés les plus âgés dans l’emploi jusqu’à la retraite. Cette disposition va enfin permettre à la France de développer le tutorat dans l’entreprise.

L’objectif est de créer 500 000 contrats de génération d’ici 2017 pour un coût de 2,3 milliard d’euros (exonérations de charges sociales)

De 1997 à 2002, contrairement aux affirmations de la droite, les emplois jeunes ont prouvé leur efficacité, tant pour l’apport productif de tous les salariés concernés que pour aider des milliers de jeunes à acquérir une expérience professionnelle.

Fort de ce constat, François Hollande propose la création de 150 000 emplois d’avenir pour faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi, en priorité dans les quartiers populaires.

Enfin, en concertation avec les partenaires sociaux, dont la place doit être pleinement reconnue dans la politique de l’emploi et l’amélioration des conditions de travail, François Hollande mettra en place  la sécurisation des parcours professionnels, pour que chaque salarié puisse se maintenir dans l’entreprise ou l’emploi et accéder à la formation professionnelle.

 

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23 mars 2012

François Hollande : les valeurs de la République

Hier, à Aurillac, François Hollande aprononcé un discours très digne, nous rappelant la priorité de nos valeurs, de notre République face à toutes les discriminations et tous les communautarismes. En voici un extrait.

Holl Aurillac

"La campagne reprend ses droits mais rien ne devra être oublié. La tragédie de Toulouse, de Montauban, marquera durablement les esprits. Elle nous rappellera d’abord que la lutte contre le terrorisme n’est pas terminée. Elle se poursuit et elle se poursuivra et cet engagement devra être total, avec les moyens nécessaires et en même temps les exigences indispensables.

La première de cette exigence pour mener cette bataille, cette lutte, ce combat contre le terrorisme, c’est l’affirmation des valeurs de la République. C’est en leur nom, au nom de ces valeurs, de ces principes, que nous nous défendons. C’est pour les valeurs de la République que nous luttons et c’est par les valeurs de la République que nous vaincrons la menace terroriste. La France doit réaffirmer sa fierté, la fierté d’être elle-même, la fierté d’être portée par des principes qui nous dépassent, qui nous rendent plus grands que nous-mêmes. Oui, nous devons réaffirmer, justement en ces instants, notre attachement à ces principes fondamentaux. Lesquels ? La primauté du droit, la justice, le respect de la personne humaine, l’égalité. Ce n’est pas de moins de République dont nous avons besoin. Ce n’est pas moins de République qui nous rendra plus forts. C’est plus de République qui nous permettra de vaincre et d’être à la hauteur des défis que nous allons affronter.

La République, c’est à la fois notre patrimoine commun que nous devons préserver, mais c’est aussi le levier, l’outil indispensable pour répondre à toute menace et prévenir toute agression. C’est par l’affirmation, l’incarnation de la République dans la société française, que nous pourrons être plus unis, et donc plus solidaires et donc plus forts, pour gagner la bataille.

La seconde exigence c’est le refus de l’amalgame. Ce n’est pas un musulman qui a perpétré ces assassinats parce qu’il était musulman. C’est un terroriste, qui a d’ailleurs tué d’autres musulmans. L’islam ce n’est pas l’islamisme, ce n’est pas le terrorisme. Le terrorisme peut se servir d’une religion. Il ne peut pas se confondre avec elle. L’islam est pratiqué par des millions de personnes dans le monde, de façon pacifique. L’islam est la religion de centaines de milliers de Français, qui vivent et pratiquent dans la paix et dans le respect des lois de la République. Aucune religion n’a à être suspectée, et encore moins à être stigmatisée. Seul le terrorisme doit être éradiqué car il est contraire à tout ce qui est humain. Le terrorisme, c’est la haine, la haine des autres. Le terrorisme, c’est la négation, la négation de l’humanité. Le terrorisme, c’est la lâcheté. C’est pousser la folie jusqu’à s’en prendre aux plus faibles, aux plus innocents des innocents, des enfants eux-mêmes. Le terrorisme ne peut trouver aucune justification, aucune. C’est Albert Camus qui l’avait énoncé avec force. Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente. Aucune justification ne peut être trouvée à un acte terroriste."

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21 mars 2012

François Hollande, un projet ambitieux pour l’Europe

Samedi 17 mars, François Hollande a participé à la conférence Renaissance en Europe organisée par quatre fondations européennes, avec Martin Schulz, président du Parlement européen (parti socialiste européen), Sigmar Gabriel, présidentdu SPD allemand, Hannes Swoboda, président du groupe S&D au Parlement européen, Pier Luigi Bersani, secrétaire du PD italien et Sergei Stanishev, président du PSE.

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A cette occasion, François Hollande a prononcé un grand et beau discours sur sa vision et son ambition pour l’Europe.

« Une Europe nouvelle doit voir le jour, plus solide, plus solidaire, plus sociale. Les conservateurs dirigent l’Europe depuis de longues années, de trop longues années. Leur bilan est lourd. L’Europe, en effet, traverse la plus grave crise de son histoire, crise financière, crise économique, crise politique et même une crise institutionnelle — pour ne pas dire existentielle. »

 Pour que l’Europe se renouvelle et se renforce, il faut tout d’abord qu’elle soit mieux gouvernée.

« Nous devons aller vers une responsabilité encore plus grande de la Commission européenne devant le Parlement européen, et du président de la Commission européenne devant le Parlement européen. »

Ensuite, face à l’Europe de l’austérité et de la crise produite par les gouvernements conservateurs, François Hollande propose une Europe volontariste, qui crée de la croissance, qui prend en main son destin économique en proposant un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance.

Ce traité sera surtout l’occasion de fixer des objectifs ambitieux à l’Europe, en particulier pour permettre enfin aux pays qui la composent de sortir de la crise économique et financière.

Ces objectifs sont au nombre de trois :

 Il y a d’abord la transition énergétique, la montée des énergies renouvelables, les économies d’énergies, les réseaux de transport – bref, tout ce qui nous permettra d’être à la fois plus économes dans les ressources que nous devons maîtriser (les matières premières), et en même temps d’avoir les capacités d’investissement qui nous permettront de créer de nouveaux emplois.

Le second objectif de cette mobilisation exceptionnelle de financements, c’est la recherche, l’innovation, les universités.

Le troisième objectif concerne la rénovation urbaine, la mutation de nos villes et l’emploi des jeunes : le chômage des jeunes en Europe atteint presque de 25 % !

Pour atteindre ces objectifs, François Hollande propose trois nouveaux moyens de financement :

Un financement par le recours à la Banque européenne d’investissement qui devra lever de nouveaux emprunts pour intervenir dans des projets de développement et de financement des entreprises.

La création (enfin !) des euro-bonds, c’est-à-dire la capacité pour l’Europe en tant que telle d’émettre des obligations pour financer de nouveaux projets de développement.

La création d’une taxe sur les transactions financières, réclamée de longue date par la gauche française et européenne avec une assiette large couvrant tous les échanges, tous les produits dérivés – et qui sera appliquée à autant de pays qui voudront y adhérer.

Mais François Hollande propose aussi de se servir des fonds structurels qui existent déjà, mais qui ne sont même pas utilisés : par exemple, le Fonds d’ajustement à la mondialisation , sorte de fonds européen anti-délocalisations, qui, aujourd’hui, n’est consommé que pour 10 % des crédits qui lui avaient été affectés.

Cette proposition de pacte de croissance est reprise par de nombreux responsables européens socialistes et sociaux-démocrates.

Le Premier ministre slovaque Robert Fico, chef du parti Smer-SD, qui vient de gagner les éléctions législatives, soutient François Hollande dans sa volonté de renégocier le pacte fiscal. Il a déclaré le 14 mars : "Une consolidation budgétaire basée uniquement sur des coupes conduit à une plus haute inflation et à un chômage plus élevé. Ce n'est pas la bonne voie. Les opinions de M. Hollande sont très proches de nos opinions." 

M. Perez Rubalcaba, le chef du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), soutient également François Hollande dans sa volonté de renégocier ce pacte budgétaire. A la suite de leur rencontre le 14 mars, il a affirmé : "François Hollande est la grande espérance de la gauche européenne, et aussi espagnole. Nous partageons le même point de vue sur ce que l'Europe doit faire. Nous sommes conscients qu'il faut combattre le déficit budgétaire mais (...) il faut mettre en place des politiques de croissance". 

Finalement, le président des sociaux-démocrates allemands, Sigmar Gabriel soutient également cette initative,  comme il l’a annoncé dans une interview au journal Le Monde le 15 mars. "Il (François Hollande) dit, et il a absolument raison, que le pacte n'est que la moitié du chemin que l'Europe doit parcourir", ce "qui fait défaut dans le pacte fiscal c'est une initiative pour l'emploi et la croissance à l'échelle européenne. Une génération entière de jeunes sans emploi, c'est une véritable menace pour l'avenir de l'Europe".

 D’autres défis à relever

Le premier défi, c’est un échange commercial plus juste.

La réciprocité des échanges commerciaux est une nécessité fondamentale pour les pays européens.

L’Europe doit riposter aux mesures protectionnistes de certains pays émergents. Egalité d’accès aux marchés publics, harmonisation des normes sociales, des normes environnementales : si nous ne pouvons obtenir des progrès, l’Europe sera contrainte de taxer des produits. « C’est le sens de la taxe carbone aux frontières que nous proposons. » a précisé François Hollande. 

Le deuxième défi concerne la lutte contre la spéculation financière. Dans cette lutte, le mécanisme européen de stabilité devra avoir des liquidités plus importantes à sa disposition pour agir à la place des marchés financiers, incapables de réagir efficacement dans la crise.

En particulier, ce mécanisme européen de stabilité pouvoir disposer des liquidités indispensables auprès de la BCE. « Comment comprendre que les banques puissent accéder sans limite aujourd’hui à la Banque centrale européenne et qu’un mécanisme d’intervention pour lutter contre la spéculation financière en Europe ne pourrait pas le faire ? Eh bien, nous le ferons ! »

La BCE doit enfin voir son rôle élargi à la lutte contre la spéculation et l’action pour la croissance. 

« L’Europe doit rester notre avenir. ». Elle doit réussir la transition, les transistions : transition économique, transition financière, transition écologique, transition énergétique, et enfin (et surtout) la transition générationnelle, pour donner à la jeunesse la place qu’elle attend. 

Le troisième défi est de donner plus d’ambition à l’Europe dans la politique mondiale. L’Europe, la première puissance économique mondiale doit participer plus activement aux  processus des négociations au Moyen-Orient, doit mener une politique européenne de défense. 

« L’Europe est une puissance qui s’ignore trop, une puissance qui se retient – car elle a peur, même, d’être une puissance. […] Elle porte des valeurs, des principes qui sont ceux de la démocratie, de la liberté, du bien commun, du progrès. »

 

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15 mars 2012

François Hollande : pour une politique de la famille et de la petite enfance plus juste

La politique de la famille est déjà très développée en France. Elle permet à de nombreuses femmes de concilier vie professionnelle et vie familiale bien mieux que dans  la plupart des autres pays européens, ce qui vaut à la France à la fois un fort taux de femmes actives et une natalité plus élevée.

François Hollande veut conserver cette politique volontariste tout en la rendant plus juste afin de lutter contre les inégalités sociales dès le plus jeune âge. On sait que les inégalités de situation sociale ont des conséquences dès le début de la vie sur l’insertion puis la réussite scolaire, mais aussi la santé.

 

Baisser le plafond du quotient familial

Le quotient familial est depuis la Libération un outil puissant de la politique familiale qui permet de compenser les charges d’une famille par rapporta u niveau de vie des personnes sans enfant.

Cependant, tel que créé à l’origine, cet avantage fiscal croît avec les revenus des parents. La proposition de François Hollande est de baisser le plafond du quotient familial à 2 000 euros pour chaque demi-part. Cette mesure va toucher les 5 % des familles, celles qui sont le plus aisé.

 

Augmenter l’allocation de rentrée scolaire

L’argent économisé avec le plafonnement du quotient familial servira à augmenter l’allocation de rentrée scolaire de 25 %.

Rappelez-vous ! à chaque rentrée scolaire, des députés Ump se livrent à la pire des caricatures sur cette allocation, accusant les « pauvres » d’être des « salauds de profiteurs, des assistés »…..

Le parti socialiste croit au contraire que cette allocation est un droit non seulement pour les familles modestes mais aussi les familles moyennes. Elle sert à compenser les charges d’éducation si importante pour l’avenir des enfants, mais aussi l’avenir de la France.

C’est un investissement dans l’avenir de notre futur, de nos futurs citoyens.

 

Accueillir les moins de trois ans en maternelle

Encore un progrès social de 1997-2002 sur lequel la droite est revenu.

L’intégration scolaire précoce est d’autant plus importante que la famille de l’enfant est modeste, alors même que ce sont souvent les familles des catégories socio-professionnelles les plus élevées qui sont sensible à cette intégration précoce.

La réduction des effectifs de l’éducation nationale, la fermeture de classes a non seulement mis fin à l’accueil des enfants de moins de trois ans, mais empêche même parfois l’accueil des enfants de plus de trois ans ! (au prétexte que l’école n’est obligatoire qu’à partir de six ans).

François Hollande s’est engagé à créer 12 000 postes par an (soit 60 000 en tout) dans l’éducation nationale.

Cette politique a parmi ses objectifs de permettre à nouveau l’accueil des enfants de moins trois ans dans les écoles maternelles afin de permettre aux enfants des familles les plus modestes de mieux s’intégrer dans le système scolaire et de mieux profiter de l’enseignement scolaire.

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09 mars 2012

Comment Sarkozy a porté atteinte à la République

La République irreprochable: 5ans de scandales

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09 février 2012

Pour une vraie politique de la dépendance

La politique du dédain

Marisol Touraine, responsable du pôle social et Danièle Hoffman-Rispal, chargée de la dépendance dans ce pôle.

Six ministres et secrétaires d'Etat viennent de créer un « Comité de coordination de la politique de prévention de la perte d'autonomie » dont la première réunion doit se tenir en mars sous l’égide du gériatre Jean-Pierre Aquino.

La création d'un comité théodule de plus ne leurrera personne. Il s'agit de faire oublier le renoncement de Nicolas Sarkozy en faveur de toute politique de prise en charge de la perte d'autonomie. Il a d'ailleurs annoncé lui-même la semaine dernière l'abandon de la réforme de la « dépendance », qu’il avait promise en 2007 et sans cesse repoussée. Avec ce comité, il ajoute le mépris à l'inaction.

François Hollande s'est engagé à mettre en oeuvre une politique afin de reconnaître la place des personnes âgées dans la société et de mieux accompagner leur vieillissement.

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