Des engagements concrets pour la santé
Dans une interview à la Nouvelle République le 3 avril, François Hollande revient sur son programme sur la santé, insistant notamment sur la dépendance, la lutte contre les déserts médicaux et contre le cancer.
Vieillissement, dépendance : quelles solutions ?
« Il faut redonner de la crédibilité à la parole publique : comment y croire encore quand le candidat UMP nous annonce une réforme qu'il n'a cessé, comme président, de repousser depuis 5 ans ? Je veux relever le défi du vieillissement de notre société, qui ne se limite pas au moment de la perte d'autonomie et je ferai voter une loi d'adaptation de la société au vieillissement de la population. Je prends devant vous trois engagements concrets. La demande principale des Français est de pouvoir rester chez eux le plus longtemps possible, ce qui suppose l'adaptation de 80.000 logements par an. C'est pourquoi aussi, je doublerai le plafond de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile, pour les personnes les moins autonomes. Ensuite, je sais qu'il y a de fortes attentes de la part des aidants familiaux, qui permettent le maintien à domicile de personnes dépendantes ou atteintes de troubles de l'orientation comme la maladie d'Alzheimer. Je développerai pour eux des actions de formation et des structures leur permettant d'avoir des temps de répit. »
C'est quoi, une médecine de gauche ?
« La médecine n'est ni de droite ni de gauche . Il n'est pas acceptable que de plus en plus de Français renoncent à se soigner, parce que c'est trop cher pour eux ! Et il n'est pas supportable que les déserts médicaux s'agrandissent sans cesse : vous le savez bien puisque la région Centre est la plus mal placée de France sur ce point. J'ai dit que dès mon arrivée aux responsabilités, je lancerai une négociation sur le plafonnement strict des dépassements d'honoraires, qui devra aboutir dans les mois qui viennent. Je veux aussi engager la mise en place du tiers-payant chez les médecins généralistes. Nous commencerons avec les volontaires – pour éviter l'avance de frais des patients. Cela permettra aussi de soulager les urgences. Chaque Français se trouvera à moins de 30 minutes d'un centre de soins d'urgence. Il y aura dans chaque territoire un pôle de soins et de santé de proximité, ce qui suppose de prendre toutes les mesures incitatives pour que les médecins libéraux s'installent dans les territoires ruraux : stages en libéral dès le cursus universitaire, guichet unique de facilitation administrative des installations, rémunération en partie forfaitaire qui permettra de prendre en compte notamment l'exercice dans un secteur sous-médicalisé. Et si, dans certains territoires, l'initiative libérale fait défaut, je ne suis pas enfermé, comme la droite, dans une idéologie anti-service public. Le service public pourra prendre la relève, grâce à des centres de professionnels salariés. Et puis, une politique de santé de gauche, c'est une politique qui remettra la prévention au cœur de ses priorités, et ce dès l'école : une partie des 60.000 postes que je créerai dans l'Éducation nationale concernera la médecine scolaire et le soutien aux élèves en situation de handicap. »
Contre le cancer
« Il y aura bien un troisième plan cancer. Cette bataille doit être menée sur plusieurs fronts à la fois : la prévention pour éviter le cancer, le soutien à l'innovation et à la recherche, l'organisation des parcours et des prises en charge à toutes les étapes de la maladie feront naturellement partie du prochain plan cancer. Je souhaite marquer quelques priorités par rapport aux plans précédents. D'abord, la lutte contre le tabagisme. Elle a reculé au cours des cinq dernières années, elle doit s'imposer au premier rang de nos actions. L'augmentation du prix du tabac a profité aux industriels, qui font des bénéfices croissants. Ces bénéfices devront pour partie aller au plan cancer. Ensuite, je veux que l'on aille plus loin dans l'individualisation des traitements. Enfin, je veux faciliter les conditions de vie des malades. Je ne peux pas admettre qu'on perde son emploi ou qu'on soit contraint de demander une aide financière pour payer une facture EDF ou ses besoins alimentaires parce que l'on a eu un cancer. Les personnes atteintes d'un cancer restent des citoyens à part entière. »
La politique de l’emploi contre la précarité, pour l’égalité professionnelle et le bien être au travail
La France est confrontée à un chômage endémique, conséquence de la politique inefficace, injuste et illisible des gouvernements de droite et surtout du candidat sortant. Les derniers chiffres du chômage, +0,2 % en février 2012, une hausse continue depuis 10 mois pour atteindre 2,867 millions de chômeurs ! , montrent à quel point l’emploi est l’échec le plus flagrant e Nicolas Sarkozy
De 2002 à 2012, les moyens de la politique de l’emploi sont passés de 16,8 milliards d’euros à 10, 2milliards d’euros, un recul sans précédent !
Par une politique de croissance, d’investissements orientés vers les PME et les technologies nouvelles, François Hollande veut créer les conditions du retour à l’emploi pour la France.
La création d’une Banque publique d’investissement.
Cette Banque publiqe d’invesisstement permettra à l’Etat et aux régions, pivots de l’animation économique sur le territoire de participer aux filières d’avenir et à la conversion écologique et énergétique de l’industrie.
Le financement des PME et des entreprises inovantes sera la priorité, en particulier grâce au doublement du le plafond du livret développement durable.
Les financements, les aides publiques et les allégements fiscaux seront orientés vers les entreprises qui investiront sur notre territoire, qui y localiseront leurs activités et qui seront offensives à l’exportation. L’imposition des entreprises sera progressif pour qu’enfin, les PME paient moins d’impôt que les très grandes entreprises internationales si compétentes en matière « d’optimisation fiscale ».
François Hollande propose un contrat de génération
Comme toujours, le chômage touche les populations les plus fragiles, les plus jeunes et les plus âgés.
François Hollande veut lutter contre cette précarité en créant le contrat de génération dont bénéficieront les entreprises qui embaucheront des jeunes en CDI tout en conservant leurs salariés les plus âgés dans l’emploi jusqu’à la retraite. Cette disposition va enfin permettre à la France de développer le tutorat dans l’entreprise.
L’objectif est de créer 500 000 contrats de génération d’ici 2017 pour un coût de 2,3 milliard d’euros (exonérations de charges sociales)
De 1997 à 2002, contrairement aux affirmations de la droite, les emplois jeunes ont prouvé leur efficacité, tant pour l’apport productif de tous les salariés concernés que pour aider des milliers de jeunes à acquérir une expérience professionnelle.
Fort de ce constat, François Hollande propose la création de 150 000 emplois d’avenir pour faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi, en priorité dans les quartiers populaires.
Enfin, en concertation avec les partenaires sociaux, dont la place doit être pleinement reconnue dans la politique de l’emploi et l’amélioration des conditions de travail, François Hollande mettra en place la sécurisation des parcours professionnels, pour que chaque salarié puisse se maintenir dans l’entreprise ou l’emploi et accéder à la formation professionnelle.
François Hollande : les valeurs de la République
Hier, à Aurillac, François Hollande aprononcé un discours très digne, nous rappelant la priorité de nos valeurs, de notre République face à toutes les discriminations et tous les communautarismes. En voici un extrait.
"La campagne reprend ses droits mais rien ne devra être oublié. La tragédie de Toulouse, de Montauban, marquera durablement les esprits. Elle nous rappellera d’abord que la lutte contre le terrorisme n’est pas terminée. Elle se poursuit et elle se poursuivra et cet engagement devra être total, avec les moyens nécessaires et en même temps les exigences indispensables.
La première de cette exigence pour mener cette bataille, cette lutte, ce combat contre le terrorisme, c’est l’affirmation des valeurs de la République. C’est en leur nom, au nom de ces valeurs, de ces principes, que nous nous défendons. C’est pour les valeurs de la République que nous luttons et c’est par les valeurs de la République que nous vaincrons la menace terroriste. La France doit réaffirmer sa fierté, la fierté d’être elle-même, la fierté d’être portée par des principes qui nous dépassent, qui nous rendent plus grands que nous-mêmes. Oui, nous devons réaffirmer, justement en ces instants, notre attachement à ces principes fondamentaux. Lesquels ? La primauté du droit, la justice, le respect de la personne humaine, l’égalité. Ce n’est pas de moins de République dont nous avons besoin. Ce n’est pas moins de République qui nous rendra plus forts. C’est plus de République qui nous permettra de vaincre et d’être à la hauteur des défis que nous allons affronter.
La République, c’est à la fois notre patrimoine commun que nous devons préserver, mais c’est aussi le levier, l’outil indispensable pour répondre à toute menace et prévenir toute agression. C’est par l’affirmation, l’incarnation de la République dans la société française, que nous pourrons être plus unis, et donc plus solidaires et donc plus forts, pour gagner la bataille.
La seconde exigence c’est le refus de l’amalgame. Ce n’est pas un musulman qui a perpétré ces assassinats parce qu’il était musulman. C’est un terroriste, qui a d’ailleurs tué d’autres musulmans. L’islam ce n’est pas l’islamisme, ce n’est pas le terrorisme. Le terrorisme peut se servir d’une religion. Il ne peut pas se confondre avec elle. L’islam est pratiqué par des millions de personnes dans le monde, de façon pacifique. L’islam est la religion de centaines de milliers de Français, qui vivent et pratiquent dans la paix et dans le respect des lois de la République. Aucune religion n’a à être suspectée, et encore moins à être stigmatisée. Seul le terrorisme doit être éradiqué car il est contraire à tout ce qui est humain. Le terrorisme, c’est la haine, la haine des autres. Le terrorisme, c’est la négation, la négation de l’humanité. Le terrorisme, c’est la lâcheté. C’est pousser la folie jusqu’à s’en prendre aux plus faibles, aux plus innocents des innocents, des enfants eux-mêmes. Le terrorisme ne peut trouver aucune justification, aucune. C’est Albert Camus qui l’avait énoncé avec force. Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente. Aucune justification ne peut être trouvée à un acte terroriste."
François Hollande, un projet ambitieux pour l’Europe
Samedi 17 mars, François Hollande a participé à la conférence Renaissance en Europe organisée par quatre fondations européennes, avec Martin Schulz, président du Parlement européen (parti socialiste européen), Sigmar Gabriel, présidentdu SPD allemand, Hannes Swoboda, président du groupe S&D au Parlement européen, Pier Luigi Bersani, secrétaire du PD italien et Sergei Stanishev, président du PSE.
A cette occasion, François Hollande a prononcé un grand et beau discours sur sa vision et son ambition pour l’Europe.
« Une Europe nouvelle doit voir le jour, plus solide, plus solidaire, plus sociale. Les conservateurs dirigent l’Europe depuis de longues années, de trop longues années. Leur bilan est lourd. L’Europe, en effet, traverse la plus grave crise de son histoire, crise financière, crise économique, crise politique et même une crise institutionnelle — pour ne pas dire existentielle. »
Pour que l’Europe se renouvelle et se renforce, il faut tout d’abord qu’elle soit mieux gouvernée.
« Nous devons aller vers une responsabilité encore plus grande de la Commission européenne devant le Parlement européen, et du président de la Commission européenne devant le Parlement européen. »
Ensuite, face à l’Europe de l’austérité et de la crise produite par les gouvernements conservateurs, François Hollande propose une Europe volontariste, qui crée de la croissance, qui prend en main son destin économique en proposant un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance.
Ce traité sera surtout l’occasion de fixer des objectifs ambitieux à l’Europe, en particulier pour permettre enfin aux pays qui la composent de sortir de la crise économique et financière.
Ces objectifs sont au nombre de trois :
Il y a d’abord la transition énergétique, la montée des énergies renouvelables, les économies d’énergies, les réseaux de transport – bref, tout ce qui nous permettra d’être à la fois plus économes dans les ressources que nous devons maîtriser (les matières premières), et en même temps d’avoir les capacités d’investissement qui nous permettront de créer de nouveaux emplois.
Le second objectif de cette mobilisation exceptionnelle de financements, c’est la recherche, l’innovation, les universités.
Le troisième objectif concerne la rénovation urbaine, la mutation de nos villes et l’emploi des jeunes : le chômage des jeunes en Europe atteint presque de 25 % !
Pour atteindre ces objectifs, François Hollande propose trois nouveaux moyens de financement :
Un financement par le recours à la Banque européenne d’investissement qui devra lever de nouveaux emprunts pour intervenir dans des projets de développement et de financement des entreprises.
La création (enfin !) des euro-bonds, c’est-à-dire la capacité pour l’Europe en tant que telle d’émettre des obligations pour financer de nouveaux projets de développement.
La création d’une taxe sur les transactions financières, réclamée de longue date par la gauche française et européenne avec une assiette large couvrant tous les échanges, tous les produits dérivés – et qui sera appliquée à autant de pays qui voudront y adhérer.
Mais François Hollande propose aussi de se servir des fonds structurels qui existent déjà, mais qui ne sont même pas utilisés : par exemple, le Fonds d’ajustement à la mondialisation , sorte de fonds européen anti-délocalisations, qui, aujourd’hui, n’est consommé que pour 10 % des crédits qui lui avaient été affectés.
Cette proposition de pacte de croissance est reprise par de nombreux responsables européens socialistes et sociaux-démocrates.
Le Premier ministre slovaque Robert Fico, chef du parti Smer-SD, qui vient de gagner les éléctions législatives, soutient François Hollande dans sa volonté de renégocier le pacte fiscal. Il a déclaré le 14 mars : "Une consolidation budgétaire basée uniquement sur des coupes conduit à une plus haute inflation et à un chômage plus élevé. Ce n'est pas la bonne voie. Les opinions de M. Hollande sont très proches de nos opinions."
M. Perez Rubalcaba, le chef du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), soutient également François Hollande dans sa volonté de renégocier ce pacte budgétaire. A la suite de leur rencontre le 14 mars, il a affirmé : "François Hollande est la grande espérance de la gauche européenne, et aussi espagnole. Nous partageons le même point de vue sur ce que l'Europe doit faire. Nous sommes conscients qu'il faut combattre le déficit budgétaire mais (...) il faut mettre en place des politiques de croissance".
Finalement, le président des sociaux-démocrates allemands, Sigmar Gabriel soutient également cette initative, comme il l’a annoncé dans une interview au journal Le Monde le 15 mars. "Il (François Hollande) dit, et il a absolument raison, que le pacte n'est que la moitié du chemin que l'Europe doit parcourir", ce "qui fait défaut dans le pacte fiscal c'est une initiative pour l'emploi et la croissance à l'échelle européenne. Une génération entière de jeunes sans emploi, c'est une véritable menace pour l'avenir de l'Europe".
D’autres défis à relever
Le premier défi, c’est un échange commercial plus juste.
La réciprocité des échanges commerciaux est une nécessité fondamentale pour les pays européens.
L’Europe doit riposter aux mesures protectionnistes de certains pays émergents. Egalité d’accès aux marchés publics, harmonisation des normes sociales, des normes environnementales : si nous ne pouvons obtenir des progrès, l’Europe sera contrainte de taxer des produits. « C’est le sens de la taxe carbone aux frontières que nous proposons. » a précisé François Hollande.
Le deuxième défi concerne la lutte contre la spéculation financière. Dans cette lutte, le mécanisme européen de stabilité devra avoir des liquidités plus importantes à sa disposition pour agir à la place des marchés financiers, incapables de réagir efficacement dans la crise.
En particulier, ce mécanisme européen de stabilité pouvoir disposer des liquidités indispensables auprès de la BCE. « Comment comprendre que les banques puissent accéder sans limite aujourd’hui à la Banque centrale européenne et qu’un mécanisme d’intervention pour lutter contre la spéculation financière en Europe ne pourrait pas le faire ? Eh bien, nous le ferons ! »
La BCE doit enfin voir son rôle élargi à la lutte contre la spéculation et l’action pour la croissance.
« L’Europe doit rester notre avenir. ». Elle doit réussir la transition, les transistions : transition économique, transition financière, transition écologique, transition énergétique, et enfin (et surtout) la transition générationnelle, pour donner à la jeunesse la place qu’elle attend.
Le troisième défi est de donner plus d’ambition à l’Europe dans la politique mondiale. L’Europe, la première puissance économique mondiale doit participer plus activement aux processus des négociations au Moyen-Orient, doit mener une politique européenne de défense.
« L’Europe est une puissance qui s’ignore trop, une puissance qui se retient – car elle a peur, même, d’être une puissance. […] Elle porte des valeurs, des principes qui sont ceux de la démocratie, de la liberté, du bien commun, du progrès. »
François Hollande : pour une politique de la famille et de la petite enfance plus juste
La politique de la famille est déjà très développée en France. Elle permet à de nombreuses femmes de concilier vie professionnelle et vie familiale bien mieux que dans la plupart des autres pays européens, ce qui vaut à la France à la fois un fort taux de femmes actives et une natalité plus élevée.
François Hollande veut conserver cette politique volontariste tout en la rendant plus juste afin de lutter contre les inégalités sociales dès le plus jeune âge. On sait que les inégalités de situation sociale ont des conséquences dès le début de la vie sur l’insertion puis la réussite scolaire, mais aussi la santé.
Baisser le plafond du quotient familial
Le quotient familial est depuis la Libération un outil puissant de la politique familiale qui permet de compenser les charges d’une famille par rapporta u niveau de vie des personnes sans enfant.
Cependant, tel que créé à l’origine, cet avantage fiscal croît avec les revenus des parents. La proposition de François Hollande est de baisser le plafond du quotient familial à 2 000 euros pour chaque demi-part. Cette mesure va toucher les 5 % des familles, celles qui sont le plus aisé.
Augmenter l’allocation de rentrée scolaire
L’argent économisé avec le plafonnement du quotient familial servira à augmenter l’allocation de rentrée scolaire de 25 %.
Rappelez-vous ! à chaque rentrée scolaire, des députés Ump se livrent à la pire des caricatures sur cette allocation, accusant les « pauvres » d’être des « salauds de profiteurs, des assistés »…..
Le parti socialiste croit au contraire que cette allocation est un droit non seulement pour les familles modestes mais aussi les familles moyennes. Elle sert à compenser les charges d’éducation si importante pour l’avenir des enfants, mais aussi l’avenir de la France.
C’est un investissement dans l’avenir de notre futur, de nos futurs citoyens.
Accueillir les moins de trois ans en maternelle
Encore un progrès social de 1997-2002 sur lequel la droite est revenu.
L’intégration scolaire précoce est d’autant plus importante que la famille de l’enfant est modeste, alors même que ce sont souvent les familles des catégories socio-professionnelles les plus élevées qui sont sensible à cette intégration précoce.
La réduction des effectifs de l’éducation nationale, la fermeture de classes a non seulement mis fin à l’accueil des enfants de moins de trois ans, mais empêche même parfois l’accueil des enfants de plus de trois ans ! (au prétexte que l’école n’est obligatoire qu’à partir de six ans).
François Hollande s’est engagé à créer 12 000 postes par an (soit 60 000 en tout) dans l’éducation nationale.
Cette politique a parmi ses objectifs de permettre à nouveau l’accueil des enfants de moins trois ans dans les écoles maternelles afin de permettre aux enfants des familles les plus modestes de mieux s’intégrer dans le système scolaire et de mieux profiter de l’enseignement scolaire.
Comment Sarkozy a porté atteinte à la République
Pour une vraie politique de la dépendance
La politique du dédain
Marisol Touraine, responsable du pôle social et Danièle Hoffman-Rispal, chargée de la dépendance dans ce pôle.
Six ministres et secrétaires d'Etat viennent de créer un « Comité de coordination de la politique de prévention de la perte d'autonomie » dont la première réunion doit se tenir en mars sous l’égide du gériatre Jean-Pierre Aquino.
La création d'un comité théodule de plus ne leurrera personne. Il s'agit de faire oublier le renoncement de Nicolas Sarkozy en faveur de toute politique de prise en charge de la perte d'autonomie. Il a d'ailleurs annoncé lui-même la semaine dernière l'abandon de la réforme de la « dépendance », qu’il avait promise en 2007 et sans cesse repoussée. Avec ce comité, il ajoute le mépris à l'inaction.
François Hollande s'est engagé à mettre en oeuvre une politique afin de reconnaître la place des personnes âgées dans la société et de mieux accompagner leur vieillissement.
Contre la TVA sociale, votez François Hollande
La sécurité sociale : l'échec volontaire du gouvernement Sarkozy Fillon
En 2010, le déficit de l’ensemble de la sécurité sociale a atteint 29,6 Md€ en soit un quasi-triplement en deux ans.
Ce déficit serait réduit de 5,2 Md€ en 2011 pour s’établir à 24,4 Md€. Ce niveau reste très élevé puisqu’il représente encore plus du double du déficit de 2008. Au sein de ce déficit, celui de l'assurance maladie passerait à 9,6 milliards en 2011.
Le 21 septembre, Didier Migaud, président de la Cour des Comptes, a critiqué devant les députés de la commission des affaires sociales, "la spirale de la dette sociale française, unique en Europe, qui va se poursuivre". En effet, le déficit alimente une dette qui s'élevait fin 2010 à plus de 130 milliards d'euros.
Pour 2012 et 2013, le gouvernement se garde bien de prendre les mesures nécessaires, en préférant prévoir un taux de croissance de 1,75 %, que tout le monde s'accorde à trouver totalement surévalué.
En outre, le PLFSS 2012 n’offre aucune perspective face à l’aggravation des inégalités sociales et territoriales devant la santé : il ne propose toujours rien pour lutter contre les dépassements d’honoraires, les déserts médicaux et confirme la taxation des Mutuelles qui aura des conséquences catastrophiques sur les assurés sociaux.
La droite se refuse à engager les réformes de structure qui sont attendues : assainissement des recettes par la suppression de niches fiscales improductives et pénalisantes, mise à contribution des revenus du capital, réorganisation du système de soins. La véritable lutte contre la surconsommation de médicaments en France appelle des réorientations fortes qui sont totalement absentes de la politique actuelle.
L’UMP fait semblant d’avoir quelques vagues idées à proposer pour la présidentielle dont la création d’une TVA sociale, nouveau moyen de réduire le pouvoir d'achat des plus pauvres.
Mais, au fond, l’objectif est toujours le même : diminuer la protection sociale des Français pour enrichir les assurances privées. Assurance maladie, pensions de retraite, handicap ou dépendance : tous ces risques sociaux représentent pour les assurances privées des marchés encore presque vierges. L’abandon de la sécurité sociale obligerait chacun à se tourner vers une assurance qui non seulement, gérerait moins bien que le système actuel mais surtout prélèverait sur cette dépense contrainte un profit substantiel
Quelles solutions ?
Réduire le déficit et la dette de la sécurité sociale est donc une ardente obligation pour la gauche. Ce n’est pas un objectif de « gestionnaire sérieux », mais un vrai projet progressiste. « La retraite, c’est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas »
L’assurance maladie, c’est la possibilité pour tous d’avoir accès à une médecine de qualité sans se poser la question de ses moyens.
La couverture sociale de la dépendance, c’est une réponse non seulement au vieillissement de la population mais aussi aux besoins de toutes les familles qui ont un enfant handicapé, qu’il faut accompagner dignement tout au long de sa vie.
François Hollande propose plusieurs orientations pour faire disparaître de déficit récurrent qui met en danger l’existence même de la sécurité sociale à laquelle les Français sont si attachés.
Changer du financement de la protection sociale, qui pèse injustement sur les salaires : il n’y aura plus qu’une seule imposition : CSG et impôt sur le revenu seront fusionnés pour devenir un seul impôt citoyen, payé par tous
Les revenus du patrimoine seront donc imposés selon le même régime et le même barème que les revenus du travail.
Développer une nouvelle donne dans le monde de la santé, centrée sur la place des patients dans le système de soins grâce à une refonte du fonctionnement de l’hôpital public, en coordonnant mieux hôpitaux de proximité, CHU et professionnels de santé.
Cette nouvelle donne sera financée par un redéploiement des investissements au profit des « déserts médicaux », et par un meilleur encadrement des remboursements de santé, séparant dépenses médicales et non médicales.
Une politique fiscale plus juste et plus efficace
Le déficit de la France a atteint un nouveau record, à 150 milliards d'euros prévus pour fin 2011. Depuis 2007, N. Sarkozy a réussi l’exploit d'augmenter la dette de 1,2 mille milliards à près de 1,6 mille milliards d'euros en 2010.
Il a dilapidé les ressources de la France avec son « paquet fiscal » qu'il s'est empressé de faire voter dès 2007 : cadeau aux riches (près de 40 milliards d’euros par an : bouclier fiscal accru, forte baisse des droits de succession, niches diverses et variées...), cadeaux aux entreprises (exonérations sociales et fiscales des heures supplémentaires, crédit impôt recherche, niche Copé).
Ces dépenses fiscales sont faramineuses : elles élèvent à 61 milliards, selon l'Inspection des finances qui juge que 66 % d'entre elles sont peu efficaces ou inefficace ; la Cour des Comptes les évalue à 73 milliards ; mais la Cour souligne que si on réintégrait dans la liste des dépenses fiscales les dispositifs retirés depuis 2004, la dépense fiscale flirterait plutôt avec les 150 milliards d'euros.
Le gouvernement Fillon - Sarkozy a donc été depuis 2007 particulièrement dépensier de manière totalement inefficace pour la croissance, pour l'avenir de la France et pour la cohésion sociale.
Devant la catastrophe budgétaire qu'ils ont eux-mêmes créée, N. Sarkozy et F. Fillon ont présenté en catastrophe un soi-disant « plan d'économies ». Leur communication a annoncé triomphalement 12 milliards d'efforts budgétaires... Sauf que bien évidemment, 11 milliards portent sur 2012. Après quatre ans, ils n'ont toujours pas honte de promettre tout et n'importe quoi, y compris une pseudo « règle d'or » qui existe déjà dans le traité de Maastricht.
Rétablir une politique fiscale juste et efficace est une priorité pour François Hollande.
Bien évidemment, c'est avant tout redonner des marges de manœuvre budgétaire à l'État pour donner la priorité à la jeunesse, avec un pacte éducatif, un enseignement supérieur de qualité et un contrat de travail intergénérationnel.
Des recettes fiscales aussi pour financer la construction de logements et rénover le système de santé, deux champs d'intervention d'un État social que la droite a abandonné pour de basses raisons idéologiques qui ont ruiné les classes moyennes et populaires.
De nouvelles ressources enfin pour lancer une politique environnementale et énergétique ambitieuse qui permette à la France de se placer dans les premiers dans cette industrie d'avenir et dans la protection du développement durable.
Mais c'est aussi rétablir la justice fiscale grâce à la progressivité de l'impôt et de la contribution selon le revenu et les patrimoines. En particulier, l'impôt sur le revenu et la CSG seront fusionnés et la taxe habitation, particulièrement injuste, sera remplacée par un impôt progressif.
Mais surtout, les revenus du patrimoine seront imposés selon les mêmes taux que les revenus du travail grâce à une remise en cause drastique des niches fiscales et coûteuses. Une politique fiscale de gauche ne peut admettre que l'employé, le salarié ou même les cadres et les travailleurs indépendants soient plus ponctionnés que les rentiers et héritiers.
Depuis plus de trois ans, François Hollande fonde son projet de cette réforme
fiscale juste, efficace et ambitieuse. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles j'ai l'intention de voter pour lui.








